Les matériaux biosourcés RE2020 — bois, chanvre et paille — s’imposent comme la réponse la plus rationnelle aux nouvelles exigences carbone de la construction neuve. La Réglementation Environnementale 2020 a introduit des seuils d’impact carbone (Ic construction) si exigeants qu’ils rendent le biosourcé non plus militant, mais économiquement inévitable. Le secteur du bâtiment s’accélère : les matériaux biosourcés RE2020 représentent déjà une part croissante des projets conformes aux nouvelles normes.
Matériaux biosourcés RE2020 : le déclencheur réglementaire d’une bascule
Les seuils carbone Ic construction qui changent tout
L’indicateur Ic construction mesure l’empreinte carbone de l’ensemble des matériaux sur la durée de vie du bâtiment, exprimée en kgCO₂eq/m² de surface de plancher. Les seuils carbone définis par la RE2020 pour les maisons individuelles sont :
- 530 kgCO₂eq/m² depuis le 1er janvier 2025
- 475 kgCO₂eq/m² en 2028
- 415 kgCO₂eq/m² en 2031
Pour les logements collectifs, les plafonds passent de 650 à 580 puis à 490 kgCO₂eq/m² sur les mêmes échéances. Chaque palier représente une contraction de 10 à 15 % supplémentaires, pour une réduction totale de 35 à 40 % entre 2022 et 2031. Cette trajectoire rend progressivement indispensable l’intégration de matériaux biosourcés RE2020.
La méthode retenue est une ACV dynamique pondérée dans le temps. Elle pénalise les émissions immédiates lors de la fabrication et atténue celles différées dans le temps. Un coefficient réducteur d’environ 0,56 s’applique aux émissions à l’horizon de 50 ans — ce mécanisme introduit un biais délibéré en faveur des matériaux biosourcés.
Pour mesurer l’impact précis sur vos menuiseries en bois, retrouvez notre guide détaillé sur les exigences RE2020 appliquées aux éléments de façade et fenêtres.
Le carbone biogénique, avantage compétitif des matériaux biosourcés RE2020
Le carbone biogénique est capté par photosynthèse pendant la croissance des végétaux. Transformé en matériau de construction, il reste séquestré tout au long de la vie du bâtiment. L’ACV dynamique RE2020 traduit ce mécanisme en valeur comptable : les matériaux biosourcés RE2020 créditent l’Ic construction d’un stock carbone négatif. Cette dynamique est au cœur de l’attrait croissant pour ces filières biosourcées.
La laine de chanvre affiche un bilan carbone d’environ -34 kgCO₂eq/m² intégré sur sa durée de vie. Sur une enveloppe de 100 m², cela représente plus de 3 tonnes de CO₂ déduites de l’Ic construction. Une paroi ossature bois présente un impact carbone 30 à 70 fois inférieur à son équivalent en béton armé.
Le label Bâtiment biosourcé et les leviers incitatifs pour les matériaux biosourcés
Révisé par l’arrêté du 2 juillet 2024, le label Bâtiment biosourcé définit trois niveaux fondés sur la quantité de carbone biogénique stocké :
- Niveau 1 : deux fonctions du bâtiment (structure, isolation, façade…) assurées par des matériaux biosourcés, minimum 42 kg/m² SDP.
- Niveau 2 : les deux fonctions incluent obligatoirement l’isolation.
- Niveau 3 : trois fonctions distinctes intégrant le biosourcé, dont l’isolation.
Ce label s’articule directement avec l’indicateur Stock C de la RE2020. Certaines collectivités conditionnent désormais leurs aides à l’atteinte d’au moins un niveau de ce label, ce qui renforce l’intérêt des matériaux biosourcés RE2020 pour les porteurs de projet.
Matériaux biosourcés RE2020 : le bois, locomotive industrielle

Ossature bois, CLT et charpente : usages structurels dominants des biosourcés
Le bois est la seule filière biosourcée à avoir atteint une maturité industrielle suffisante pour peser sur les statistiques nationales. Il représente environ 10 % des maisons individuelles neuves en France, dont 85 % en ossature bois (MOB). Dans le non-résidentiel, sa part progresse encore plus vite, confirmant l’essor des matériaux biosourcés RE2020.
- L’ossature bois (MOB) : squelette de montants et traverses en bois massif ou lamellé-collé, avec isolant intégré (chanvre, ouate de cellulose, laine de bois).
- Le CLT (Cross Laminated Timber) : panneaux massifs à couches croisées, autoportants, adaptés aux immeubles R+3 à R+8 avec très bon bilan carbone.
Nos menuiseries en bois conformes RE2020 s’intègrent parfaitement dans ces systèmes constructifs, contribuant à la performance thermique et au bilan carbone global du projet. L’association bois de structure + menuiseries bois renforce l’homogénéité du projet en matériaux biosourcés RE2020.
Atouts et limites du bois face aux exigences RE2020
L’avantage carbone du bois est considérable : empreinte de fabrication très faible, puits carbone de longue durée, légèreté cinq fois inférieure au béton. Les limites des matériaux biosourcés à base de bois sont réelles :
- Résistance au feu : études spécifiques et surdimensionnement des sections.
- Approvisionnement sous tension : une partie des bois d’ossature est importée du nord de l’Europe, créant une dépendance qui limite l’attrait des matériaux biosourcés purement français.
- Durabilité en milieu humide : conception soignée indispensable pour éviter les désordres.
Coûts, délais et préfabrication hors-site
L’ossature bois reste plus chère à l’achat qu’une construction maçonnerie, mais le hors-site comprime fortement les délais de chantier : une maison MOB peut être hors d’eau hors d’air en quelques semaines. Le CLT (surcoût de 10 à 20 % vs MOB) s’amortit sur la réduction du temps de montage et la suppression de finitions lourdes, ce qui justifie l’intérêt croissant pour ces matériaux biosourcés RE2020.
Matériaux biosourcés RE2020 : le chanvre, isolant champion de l’hygrothermie

Béton de chanvre, laine de chanvre, panneaux : solutions multiples
Le chanvre se présente sous plusieurs formes parmi les matériaux biosourcés disponibles :
- La laine de chanvre : isolation thermique des murs, toitures et planchers, en rouleaux ou panneaux semi-rigides.
- Le béton de chanvre : mélange de chènevotte et de liant chaux, coulé autour d’une ossature bois. Ce n’est pas un matériau de structure, mais un remplissage hautement performant.
- Les panneaux de chanvre compressé : isolation phonique et doublage intérieur, excellents matériaux biosourcés pour le confort.
Performances thermiques, acoustiques et confort d’été
La conductivité thermique de la laine de chanvre se situe entre 0,038 et 0,042 W/m·K, comparable aux meilleurs isolants synthétiques. Son vrai différenciateur parmi les matériaux biosourcés est le comportement hygrothermique global.
Le déphasage thermique atteint 8 à 12 heures pour une paroi en chanvre, contre environ 4 heures pour la laine de verre. Dans un contexte de réchauffement climatique, les bâtiments en matériaux biosourcés comme le chanvre restent frais le jour sans climatisation — un atout qui dépasse la simple performance réglementaire RE2020.
Sur le plan acoustique, la masse volumique élevée du béton de chanvre (250 à 500 kg/m³) lui confère une bonne isolation aux bruits aériens.
Une filière agricole française en plein essor
La France est le premier producteur européen de chanvre industriel, bien implantée dans le Centre, les Pays de la Loire et la Champagne-Ardenne. La chènevotte est un sous-produit de la filière textile et graine, ce qui réduit l’empreinte foncière des matériaux biosourcés issus du chanvre. Selon les acteurs de la filière, la demande en matériaux biosourcés durables a progressé de 25 % en un an — dynamique clairement accélérée par les exigences RE2020.
Matériaux biosourcés RE2020 : la paille, fort potentiel carbone low-tech

Techniques constructives validées : GREB, CST, caissons biosourcés préfabriqués
Depuis 2011, les Règles Professionnelles de la Construction en Paille (RP Paille) du RFCP encadrent rigoureusement les techniques pour ces matériaux biosourcés. Le réseau revendique plus de 10 000 bâtiments en paille en France et plus de 500 nouveaux projets par an.
- La technique GREB : bottes de paille entre deux rangées de chevrons, puis crépi appliqué.
- La CST (Structure bois et Torchis) : bottes sur squelette porteur en bois.
- Les caissons préfabriqués en atelier : contrôle qualité strict, pose rapide, conformité documentaire facilitée pour l’assurance.
Bilan carbone exceptionnel et coût matière imbattable
Coproduit de la récolte des céréales (blé, seigle, triticale), la paille ne nécessite ni fertilisants dédiés ni énergie de production spécifique pour être classée parmi les matériaux biosourcés. Son bilan carbone de fabrication est quasiment nul sur le plan industriel, et très fortement négatif en intégrant le stockage biogénique. En ACV dynamique RE2020, la paille présente l’un des impacts Ic construction les plus favorables de tous les matériaux isolants disponibles.
Le coût matière est très faible — quelques euros par tonne en vrac auprès des agriculteurs. L’essentiel du budget repose sur la main-d’œuvre et l’ossature bois porteuse, ce qui rend les matériaux biosourcés paille très attractifs économiquement.
Freins persistants : assurance, perception et formation des biosourcés
- L’assurance décennale : en l’absence de DTU officiel, certains assureurs restent réticents. Des polices couvrant la paille existent chez des assureurs spécialisés, mais le parcours est plus complexe qu’en construction traditionnelle.
- La perception : maîtres d’ouvrage publics et promoteurs restent prudents face à un matériau dont l’image populaire n’a pas rattrapé les réalités techniques des matériaux biosourcés.
- La formation : les compagnons capables de poser correctement des bottes de paille restent peu nombreux par rapport à la demande potentielle.
Le projet POP2030 du RFCP, lauréat de l’appel à projets France 2030, vise précisément à lever ce verrou assurantiel d’ici 2030 pour généraliser les matériaux biosourcés.
👉 Votre projet intègre des matériaux biosourcés RE2020 ?
Comparatif technique et économique des matériaux biosourcés RE2020
Tableau comparatif bois, chanvre et paille : matériaux biosourcés
| Critère | Bois (ossature) | Chanvre (laine/béton) | Paille (bottes/caissons) |
|---|---|---|---|
| Conductivité thermique λ | 0,040-0,060 W/m·K | 0,038-0,042 W/m·K | 0,052-0,080 W/m·K |
| Déphasage thermique | 6-10 h | 8-12 h | 8-10 h |
| Bilan carbone (fabrication) | Négatif à neutre | Négatif (-34 kgCO₂eq/m²) | Très négatif |
| Disponibilité industrielle | Élevée | Moyenne à élevée | Limitée à moyenne |
| Coût matière | Moyen à élevé | Moyen | Très faible |
| Assurabilité décennale | Aisée | Aisée | Complexe mais possible |
| Maturité réglementaire | Complète (DTU, Eurocodes) | Bonne (FDES validées) | Partielle (RP Paille) |
| Industrialisation hors-site | Très développée | En développement | En cours (caissons) |
Quelle combinaison de matériaux biosourcés RE2020 pour quel projet ?
Les trois filières ne s’opposent pas : elles se combinent pour optimiser le respect de la RE2020. L’ossature bois constitue souvent le squelette structurel, tandis que le chanvre ou la paille remplissent l’isolation. C’est la configuration la plus fréquente : structure poteau-poutre ou MOB, remplie de béton de chanvre ou de bottes de paille, enduite à la chaux. Pour les immeubles collectifs, le CLT permet d’aller plus haut et plus vite. Cette approche combine efficacement les matériaux biosourcés RE2020.
Retours d’expérience et chantiers de référence
La construction biosourcée a gagné ses lettres de noblesse dans l’équipement public. Le lycée Jean Moulin de Revin, les logements collectifs en paille de La Riche (Indre-et-Loire) et les bâtiments universitaires en CLT en région parisienne attestent que la performance des matériaux biosourcés RE2020 n’est plus une promesse expérimentale. Consultez aussi nos guides sur les baies vitrées pour compléter votre stratégie de construction biosourcée.
Les freins à la massification des matériaux biosourcés RE2020 et leviers
Disponibilité des ressources et tensions d’approvisionnement
La filière française peut produire environ 60 millions de m² de matériaux biosourcés par an (288 000 tonnes) — insuffisant pour couvrir la totalité du parc de construction neuve si les seuils 2028 et 2031 accélèrent la demande en matériaux biosourcés RE2020 comme anticipé. En revanche, les scieries investissent, la production de chènevotte s’étend et la logistique paille s’organise progressivement.
Assurabilité, normalisation et culture professionnelle des biosourcés
L’absence de DTU pour certaines techniques force chaque projet à passer par des avis techniques (ATec) ou des ATEx — procédures coûteuses et chronophages pour intégrer les matériaux biosourcés RE2020. La culture professionnelle est peut-être le frein le plus structurant : architectes, bureaux d’études et artisans formés aux matériaux biosourcés restent largement minoritaires.
Coût global, financement et politiques publiques
Le surcoût immédiat varie entre 5 et 10 % du coût de construction (90 à 150 €/m²) pour atteindre les seuils RE2020 2025 avec des matériaux biosourcés. Il peut être partiellement compensé par :
- Le bonus RE2020 accordé par certains prêteurs
- Les certificats d’économie d’énergie (CEE)
- Les aides de collectivités liées au label Bâtiment biosourcé
De plus, le coût global sur 50 ans est souvent favorable aux matériaux biosourcés RE2020 : moindres besoins en climatisation, entretien réduit et valorisation à la revente d’un patrimoine bas carbone.
Perspectives 2028-2031 : généralisation des matériaux biosourcés RE2020
L’effet ciseau des seuils 2028 et 2031 pour les biosourcés
Les seuils de 2031 — avec une contraction de 30 à 40 % par rapport au niveau initial — vont rendre économiquement intenable toute construction neuve ignorant les matériaux biosourcés RE2020. Un plafond de 415 kgCO₂eq/m² en maison individuelle ne se respecte quasiment pas sans incorporation significative de matériaux biosourcés stockeurs de carbone.
L’effet ciseau illustre la situation : d’un côté, les seuils se resserrent inexorablement ; de l’autre, les coûts des filières biosourcées baissent à mesure que les volumes augmentent. Le point de croisement approche, rendant inévitable la transition vers les matériaux biosourcés RE2020.
Hybridation, mixité et innovation en matériaux biosourcés
La construction de demain sera mixte : béton pour les fondations, bois pour les planchers et façades, chanvre ou paille pour l’isolation, chaux pour les enduits. Des innovations matériaux viennent élargir la palette de biosourcés : bétons bas carbone aux granulats de chanvre ou liège, isolants à base de miscanthus ou rafle de maïs, panneaux de paille compressée acoustiques. Le CSTB, l’ADEME et le FCBA accompagnent ces innovations en matériaux biosourcés par des travaux de qualification.
Vers une nouvelle culture architecturale française
Les matériaux biosourcés imposent une approche bioclimatique plus rigoureuse : orientation, débords de toiture, gestion des ponts thermiques. Ainsi, les architectes qui s’y forment développent un vocabulaire constructif renouvelé — murs épais, intérieurs aux textures naturelles, détails soignés aux raccords avec les menuiseries. Cette mutation culturelle des matériaux biosourcés est peut-être le legs le plus durable de la RE2020.
FAQ — Matériaux biosourcés et RE2020
La RE2020 impose-t-elle l’usage de matériaux biosourcés ?
Non. La RE2020 fixe des seuils d’impact carbone (Ic construction) que les concepteurs doivent respecter, quel que soit le moyen choisi. En pratique, les matériaux biosourcés RE2020 sont souvent le levier le plus simple et le plus économique, notamment grâce à leur bilan carbone négatif dans l’ACV dynamique.
Quel matériau biosourcé offre le meilleur rapport performance/prix en RE2020 ?
La paille dispose du meilleur coût matière (quasi nul en vrac), mais implique une mise en œuvre spécialisée. La laine de chanvre offre le rapport le plus équilibré entre disponibilité industrielle, performance hygrothermique et coût total posé parmi les matériaux biosourcés. Le bois est incontournable pour la structure.
Une maison en paille est-elle assurable en 2025 ?
Oui, mais la démarche est plus exigeante qu’en construction conventionnelle. Des assureurs proposent des polices décennales couvrant les constructions réalisées selon les RP Paille du RFCP, sous réserve que les entreprises justifient d’une formation reconnue en matériaux biosourcés. Le projet POP2030 vise à lever ce verrou d’ici 2030.
Le bois utilisé en construction provient-il majoritairement de France ?
Pas encore systématiquement. Une partie significative des bois d’ossature est importée de Scandinavie ou d’Europe centrale, en raison de la capacité limitée des scieries françaises transformant des matériaux biosourcés locaux. Développer la transformation locale est l’un des défis majeurs de la filière.
Le béton de chanvre est-il un matériau porteur ?
Non. Le béton de chanvre n’est pas un matériau de structure : il ne reprend pas les charges de compression ou de flexion d’un bâtiment. Coulé autour d’une ossature bois porteuse, ses propriétés isolantes et régulatrices d’humidité en font un matériau de remplissage particulièrement performant parmi les biosourcés.
Conclusion
La RE2020 ne décrète pas le biosourcé, mais rend mathématiquement coûteux de ne pas y recourir. En fixant des seuils carbone progressivement resserrés jusqu’en 2031, elle place les matériaux biosourcés RE2020 — bois, chanvre et paille — sur la trajectoire la plus rationnelle pour décarboner le secteur bâtiment. En résumé :
- Les seuils Ic construction 2025-2031 pénalisent structurellement les matériaux carbonés.
- Le carbone biogénique crédite l’ACV dynamique d’un bilan négatif pour les matériaux biosourcés.
- Le bois domine en structure ; le chanvre excelle en hygrothermie ; la paille offre le meilleur coût matière.
- Les freins — assurance, normalisation, formation — se lèvent progressivement grâce aux programmes France 2030 en matériaux biosourcés.
- L’hybridation bois-chanvre-paille sera la norme de la construction neuve dès 2028-2031 pour respecter les exigences des matériaux biosourcés RE2020.
Pour votre projet de construction neuve, mandatez un bureau d’études thermiques RE2020 capable d’intégrer les matériaux biosourcés dans la simulation ACV dès les premières phases de conception. Nos fenêtres et baies vitrées s’intègrent parfaitement dans une stratégie globale de matériaux biosourcés RE2020. Contactez notre équipe WindowRama pour découvrir comment optimiser votre projet avec les matériaux biosourcés RE2020 et respecter vos seuils carbone.
Sources
- RE2020 : nouveaux seuils 2025 — FFBatiment
- Arrêté du 2 juillet 2024, label bâtiment biosourcé — Légifrance
- Neutralité carbone dans la construction : atouts des matériaux biosourcés — Cerema
- RFCP — Réseau Français de la Construction Paille
- Part de marché construction bois — ADEME Batizoom